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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 16:50

Non, je ne suis pas Charlie.


Je ne suis pas journaliste. 
Je ne suis pas militante.
Je ne suis pas de ceux qui l'ont fait vivre, défendant sans cesse la liberté d'expression et d'opinion.
Je ne suis donc pas la cible directe de l'attaque d'hier.
En cela, je ne suis pas Charlie. 

 

Mais je suis libre. Je suis pacifiste (peut-être naïve, donc)
Je suis admirative de ces hommes qui ont refusé de se laisser intimider et qui ont continué à faire leur boulot malgré les menaces.
Je suis sidérée de voir la connerie humaine et intégriste.
Je suis effrayée de voir toujours plus d'amalgames (dans les deux sens)

Je ne suis pas Charlie, mais je pleure ces douze victimes.
Parce que rien, jamais, ne vaut ce genre de débordement de violence.
Parce qu'aucune idéologie tronquée, jamais, ne vaut des vies.

Je ne suis pas Charlie. Je ne suis jamais allée travailler sous protection policière au risque de ma vie. Je ne le ferai certainement jamais.
Je ne suis pas Charlie. Je n'ai même pas toujours été d'accord avec lui.
Mais je pleure avec lui. Pour lui. Pour la liberté d'expression, pour la liberté de la presse. 


carre-noir.jpg

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 13:34

OK, je vous entends (les quelques lecteurs militants qui passent encore par ce blog) vous agiter pour me faire comprendre qu'il serait temps que je m'y remette un peu sérieusement.
Non mais oh, est-ce qu'on avait pas dit que les vacances étaient finies?!

 

Bon, je vous avoue qu'en fait, ma rentrée culturelle n'a pas encore eu réellement lieu. Ce sera chose faite ce week-end, mais avec Que ma joie demeure (Ô bonheur!), dont je vous ai déjà parlé ici, et donc évidemment sur lequel je ne reviendrai pas! (on va quand même pas trop radoter!)

Sinon, mes saisons Théâtre de la Ville, TOP de Boulogne-Billancourt, Opéra et autres ne reprennent que la semaine prochaine.
Mais promis, j'essaierai de vous tenir au courant, un peu.
Et même, pour pousser encore plus loin, cette année, j'essaierai aussi de ne plus vous pondre des articles sur des spectacles qui ne se jouent plus. Ce ne serait pas fantastique, ça, dites?

 

Ah puis tiens, cette année, je pense aussi à vous parler de BD. A voir si ça vaut le coup: j'ai beau aimer ça, j'ai peur de ne pas être à la pointe de la nouveauté, donc si c'est pour vous parler de choses que tout le monde connaît déjà depuis des années, je m'abstiendrai peut-être. Affaire à suivre, disons.

 

Alors en attendant, je tente désespérement d'avoir une place pour La Dame aux Camélias à l'Opéra. Surtout que je veux des dates particulières, rapport aux distributions et à mon culte fanatique de certains danseurs, vous voyez. Mais je commence à me dire que je vais devoir faire le deuil de ce spectacle. Cette vie est parfois cruelle!


Sinon, j'ai aussi découvert la joie des festivals de musique sous la pluie, ce week-end. Autant vous dire que trois jours à gambader dans la boue (dans des bottes qui me faisaient atrocement souffrir!), à dormir dans des tentes humides et dans des fringues mouillées, à grelotter de froid, ça n'a pas été la meilleure expérience de ma vie (enfin le côté boue était un peu rigolo, quand même!). Autant vous dire aussi qu'aujourd'hui, je suis un peu en convalescence (je ne vous parle même pas de mes pieds, libérés des bottes tueuses qui savourent une insouciance retrouvée et salvatrice!

Enfin bon, je passais juste pour vous signaler que je suis toujours dans les parages, que je garde un oeil sur vous, que je ne vous oublie pas... Que "Coucou, je suis encore là!", en somme!

Reves-sur-un-plateau.jpg 

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 11:56

Ca y est, c'est le retour de vacances.

 

Fini le chapeau de paille vissé sur la tête, les lunettes de soleil sur le nez.
Fini le barbouillage de crème solaire (rapport à ma peau de rousse, tout ça-tout ça).
Fini le maillot de bain.
Fini les siestes au soleil.
Fini les ricochets sur le Tarnon.
Fini les câlins à mon filleul d'amour.
Fini les apéros qui commence à 17h30. Parce qu'à 17h30, je travaille. 
Fini les soirées qui se terminent à pas d'heure. Euh, non, pas fini! Juste pas tous les jours, disons! 

 

rateau Tarnon

 

Me voilà de retour à Paris. Et il va bien falloir que je m'y fasse.

 

Que je me remette au boulot

Que je me remette au sport

Que je fasse du rangement (et du tri) dans ma maison

Que j'apprenne à conduire (alerte future pilote de rallye! Ou pas...)

Que je reprenne un rythme un peu normal

Que je reprenne l'habitude du métro

Que je règle ces divers problèmes de paperasserie (mais en août personne ne peut me répondre: les bureaux sont désertés)

Que je prenne un peu ma vie en main

Que je ne me laisse plus abattre 

Que je me rachète des BD, parce que j'ai tout lu

Que je songe à retrouver des habitudes alimentaires saines. Se nourrir exclusivement de rosé-pamplemousse et de bière, parfois accompagné de chips et saucisson, c'est fini!

Que je réapprenne à surveiller l'heure de temps en temps. Et à jeter un oeil à mes mails souvent.

 

 

Et puis, Que je commence à prévoir mes prochaines vacances. On va quand même pas se laisser démonter par une rentrée, non?

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:44

Il est des artistes au sujet desquels mon objectivité peut être mise à mal. De ces artistes que j'admire tant et dont j'aime tant le travail qu'on peut en effet parfois douter de mon impartialité dans le jugement de leurs créations.

Il est vrai que la compagnie 3e étage (et son chorégraphe Samuel Murez) est de ceux-là.

Mais pour vous convaincre que malgré mon admiration pour eux, c'est parce que le spectacle est bel et bien génial que je vous dis qu'il est génial, je vous dirai simplement qu'il est souvent plus douloureux d'être déçu par ceux qu'on aime.

En somme, déçue, je ne l'ai pas été!


Désordres, spectacle vu deux fois en l'espace de même pas deux mois, mais dans des versions différentes, est un petit bijou. Ce n'est pas (seulement) par délire de groupie que j'y suis retournée, mais surtout par réel plaisir de spectatrice.

 

Desordres-Rueil.jpg

 

C'est beau, c'est drôle (si, si!), c'est technique, et c'est irréprochable. Il faut savoir que tous ces jolis danseurs font partie du ballet de l'Opéra de Paris. On n'a pas n'importe qui devant nous, je vous ferais dire!

On retrouve donc (évidemment?) la perfection et la discipline de l'Opéra, qui se mêle ici à l'univers un peu tordu et décalé du chorégraphe (si vous voulez mon avis, je le soupçonne un peu d'avoir une légère phobie de l'uniformité et du travail normalisé... Pas un peu dangereux pour un danseur de l'Opéra? Non, il mène parfaitement ses deux activités de front!)

 

Cette deuxième version, inédite, présente plus de pièces "classiques" et "sérieuses" que celle que j'avais vue à Puteaux. Le spectacle est donc un peu moins décalé que le premier, du moins au premier abord. Toute la construction du spectacle a été revue. Et même si je trouve personnellement un peu dommage d'avoir tant réduit le rôle du "maître du jeu/joker", on ne peut qu'être séduit par cette version "remasterisée".

 

3e-etage.jpg

 

La deuxième partie du spectacle reprend davantage les pièces que j'avais vues la première fois, dans leur décalage et leur humour. Dans leur prise de recul par rapport à la rigueur du spectacle et de la danse en particulier.

Et pourtant toujours avec le niveau et la qualité de l'Opéra de Paris. C'est fort comme ils arrivent à montrer leur technique et leur maîtrise tout en la tournant en ridicule, comme ils réalisent des pas parfaits sans en avoir l'air. (D'accord, en technique, je ne suis pas très calée, moi, mais quand même!!) Mention spéciale à ce niveau pour Quatre, pièce géniale où quatre danseurs rivalisent de technique et d'humour.

 

L'ensemble du spectacle est très visuel, presque cinématographique. Ce que revendique d'ailleurs le chorégraphe, qui touche aussi à la vidéo. Car oui, il est de ces gens qui sont à peine plus âgés que moi et qui font (bien) tellement de choses tellement belles !! A se dire que, décidément, on n'est vraiment pas tous égaux face au talent!

 

Le tout constitue un moment magique, hors du temps. A conseiller autant aux néophytes qu'au connaisseurs, tant il apporte une vision et une pratique différentes de la danse. (en tout cas de ce que j'ai pu voir)

A noter que les musiques sont aussi assez géniales (beaucoup de créations originales, me semble-t-il). Combinées à l'énergie et au plaisir d'être sur scène des danseurs, on voudrait que ça ne s'arrête jamais!

Et moi, franchement, il me faut quelque temps pour redescendre du petit nuage sur lequel il me hisse (là haut tout là haut au dessus du monde et de ses soucis!)

 

Vigliotti-Me2.jpg

 

Comme vous commencez à me connaître, vous savez sans doute qu'il est un peu tard pour prendre vos places. Sachez toutefois qu'au moment où je vous parle, il reste une représentation demain, mercredi 12 juin à 20h45 au Théâtre André Malraux de Rueil-Malmaison.
Et c'est là que ça passe: Désordres de Samuel Murez, 3e Etage
Ou en appelant directement le théâtre: 01 47 32 24 42

 

Et si mon article n'est pas assez clair: je ne saurais que trop vous conseiller d'y aller!!
Pour eux, pour moi, mais surtout pour vous!
(En vrai, "pour moi", non, ça ne changera rien pour moi. Je ne travaille ni pour eux, ni pour le théâtre, hein, promis!

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:37

Alors choisissez bien.


France 4 propose un concours de pilotes d'émission TV: le TVl ab.
On nous propose 8 pilotes d'émissions, le public a jusqu'au 4 juillet pour voter pour son préféré. L'équipe du pilote gagnant se verra alors offrir une diffusion sur l'antenne de France 4, et donc l'opporunité de développer son émission.


Pas que je veuille faire de la pub pour les copains, mais on y trouve On n'a pas fait le tour, écrit et réalisé par de jeunes Montpelliérains pleins de talent (l'un est comédien - bon, pour l'avoir vu sur scène - l'autre scénariste, réal, interprète et là cadreur - bon aussi, pour avoir vu ses films). C'est drôle, instructif, décalé et intéractif. On vote, les copains!
Dans la sélection des 8 finalistes, on trouve aussi un nom qui dira peut-être quelque chose à mes lecteurs assidus. Et pour cause, je vous en parlais ici . Dans By night, (projet écrit par le dit Molia, et produit/réalisé par ses soeurs), on vous propose de découvrir des villes de nuit, de manière alternative. Là aussi, c'est intéractif et connecté, puisque le programme utilise les QR codes pour proposer des chemins alterntifs dans le déroulé de l'émission. On peut aussi voter, les copains.

 

tvlab.jpg

 

Je n'ai pas encore regardé tous les pilotes. Je pense que globalement, il y a quand même du haut niveau.
Il y en a aussi qui ne me plaisent pas. Un que je trouve sans intérêt au premier abord, voguant sur une mode et n'apportant rien de plus. Mais je peux me tromper.
Et un autre que je n'aime vraiment pas (pour l'avoir regardé, celui-ci!). Pour lequel j'ai voté par inadvertance. Qui semble en passe de gagner...(bon, le concours est loin d'être terminé!) Je le trouve prétentieux, sans intérêt, coup d'épée dans l'eau et surtout "captain obvious" en puissance.
Bon, après, les gens votent pour lui, c'est que ça doit plaire. Moi je le trouve dénué de mesage neuf, sous ses airs de révolutionnaire . Enfin, ce n'est que mon avis.

Et que vous soyez d'accord avec moi, ou non, saisissez cette occasion de choisir votre programme. Une façon de se sentir un peu plus impliqué dans la télévision, et peut-être de choisir une télévision un peu moins formatée et idiote.

J'dis ça, j'dis rien.

En tous cas, ça se passe par là:

http://www.dailymotion.com/contest/tvlabfrance4 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 18:50

J'ai longuement hésité à faire cet article (comme le montre mon temps de silence sur ce blog!), et puis finalement... Soyons fou!

Je m'en viens donc vous parler de Sand Hugo Balzac*, qui joue en ce moment, et jusqu'au 27 avril, au Théâtre Clavel.

 

Affiche-SHB.jpg


Oui, je sais, il faudrait que j'apprenne à vous parler des spectacles avant la fin de leur programmation, ce serait bien plus facile pour vous permettre d'aller les voir... Je m'y attèle, promis!
Dites-vous au moins que pour celui-ci, il vous reste une semaine pour vous organiser et ne pas passer à côté.

 

Je crois que le titre est assez clair quant au sujet de la pièce. Mais pour les agités du fond de la classe et pour être sure que tout le monde suit bien, le résumé:

1830. Le jeune Victor Hugo se fait déjà le porte drapeau du romantisme, George Sand du féminisme et Balzac inaugure les prémices du réalisme.
Ces trois figures emblématiques de la littérature française qui ont parcouru le 19ème siècle avec ardeur et passion, se sont rencontrés, admirés et jalousés... Leurs échanges, leurs oeuvres et leurs correspondances sont ici le support d'une formidable aventure humaine, avec pour fond les incroyables bouleversements politiques, sociaux et littéraires de cette époque.
Féministes, Républicains, Monarchistes, mais avant tout Humanistes.
(cf Billetreduc, où vous trouverez, comme bien souvent, des places à tarif réduit!

 

La pièce couvre une longue période de la vie de ces trois auteurs phares de notre littérature, leurs succès et joies, leurs échecs et peines aussi, jusqu'à leurs morts respectives. Elle resitue aussi cette époque pleine de bouleversements. Et c'est intéressant - voire touchant - de les voir évoluer ensemble, s'aimer, se soutenir, se critiquer, se jalouser...

 

D'une durée d'1h15, cette pièce relativement courte se rend aussi accessible aux gens qui ont un peu peur du théâtre et des pièces de 3h (spéciale dédicace à ma cops "anti-théâtre"). C'est une pièce intelligente, instructive, très bien écrite, qui nous fait rire, aussi, grâce à certaines répliques bien placées.

 

La construction même de la pièce, servie par une jolie mise en scène et de jolis costumes, est assez originale et séduisante: aux moments de vie des auteurs viennent s'ajouter des extraits de leurs oeuvres. On peut ainsi y voir des extraits d'Hernani, de Notre-Dame de Paris, de On ne badine pas avec l'amour (écrit par Musset sur la base de son histoire avec Sand), ou y entendre des poèmes de Victor Hugo.

Probablement aussi un bon point pour les trois comédiens en scène qui peuvent ainsi "varier les plaisirs" en interprétant toute une palette de personnages.

 

J'ai aussi aimé la construction des personnages, notamment celui de Balzac, qui est peut-être le plus caractérisé. Mégalo et excentrique, c'est surtout celui qui a ma préférence! Il faut dire que le jeu des comédiens sert à la perfection ces personnages/personnalités et participe à les faire bel et bien exister sur scène.

 

J'avoue que du haut de ma grande inculture, je connais très peu Sand, assez peu Balzac, et seulement en partie Hugo (par exemple, cet Hernani dont on me parle désespérement, je ne l'ai jamais lu! Honte à moi!)

Si ce spectacle s'assume de la fiction, il est aussi le résultat d'un travail de recherche et de documentation, et intégre donc des vérités historiques et biographiques. Il paraît que tout n'y est pas tout à fait véridique historiquement: Sand et Hugo ne se seraient par exemple jamais rencontrés, même si l'éloge funèbre citée est, elle, bien historique.
A ne pas prendre comme un réel cours de littérature ou d'histoire, donc. Mais plutôt comme une initiation à la grande littérature et à la vie de ces trois auteurs essentiels, et une invitation à aller (re)lire leurs oeuvres et se plonger dans cette époque mouvementée de l'histoire littéraire et citoyenne de France. 

Et un joli hommage à ces grands auteurs, pour sûr.

 

 

*Sand Hugo Balzac, écrit et mis en scène par Manon Montel
Au Théâtre Clavel les jeudi, vendredi et samedi
Jusqu'au 27 avril
(En clair, oui, dépêchez-vous!

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 21:31

A y est, les copains, j'ai (enfin!) trouvé un boulot! Bon, c'est pas encore signé, et j'ai pas encore tout à fait commencé, alors tout peut encore arriver. Mais en principe, j'ai trouvé un boulot!

 

Un temps partiel, sur 6 mois. Mais putain qu'est-ce que ça fait plaisir!

Quand tu reçois l'appel qui te dit que tu vas enfin reprendre une activité normale, tu te sens un peu comme une actrice qui reçoit un César (ou un Molière, en l'ocurrence!).
Tu as presque envie de faire un discours, au bord des larmes:
"Ohlala, quelle surprise. Je ne m'y attendais pas, je n'osais pas l'espérer. Quelle joie! Merci. Je tiens à remercier mon agent (ma conseillère Pôle emploi) qui m'a accompagnée dans cette aventure, je tiens à remercier le Metteur en scène (l'employeur - qui se trouve être réellement metteur en scène!), bien sûr, qui m'a laissé une chance et sans qui je n'aurais jamais pu vivre toutes ces jolies choses. Je voudrais remercier mon coach (l'autre compagnie avec qui je bosse - gratuitement), pour la formation qu'elle a pu m'apporter en attendant une situation plus stable, ainsi que les quelques lecteurs de mon blog, qui ont su lire les articles où je me lamente sans se plaindre à leur tour . Et je n'oublie évidemment pas mes amis qui m'ont soutenue, et mes parents, sans qui je ne serais pas là! (et sans qui je serais à la rue)"

 

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En vrai, tu t'abstiens. Tu remercies gentiment et humblement la personne que tu as au téléphone.
Ensuite, tu te contentes juste d'envoyer un message à tout ton repertoire: "Eh les mecs, ça y est, je suis embauchée!"
Et tu chantonnes, un peu, mais dans le plus grand secret de ta chambrette.



Et puis, à cette joie d'avoir été choisie, d'avoir réussi à décrocher un job qui correspond à ce que tu cherchais, d'un coup vient s'ajouter un autre sentiment: la frayeur. 
Parce qu'après tous ces longs mois d'inactivité, à te plaindre de ne rien faire, tu ne sais plus trop si tu es capable de faire tout ce qu'on te demande. Tu as "un peu" l'impression d'avoir tout oublié. Et tu as peur de découvrir les nouveaux aspects de ce nouveau métier dans un nouveau secteur.
Tu as bien sûr envie d'apprendre et de découvrir, mais, Ouah, qu'est-ce que ça fait peur, aussi!

Parce que tu en étais arrivé à un moment où tu n'étais plus très sure de croire encore trouver un boulot un jour, alors là, être confrontée à la réalité de la chose, oui, ça te tétanise un peu.

Mais ça va bien se passer, pas vrai? Je vais apprendre à développer mon côté commercial (qui est à peu près inexistant, je vous avoue) pour combler mon inexpérience dans certains domaines. Je vais apprendre à passer mes journées au téléphone. Et tout ira bien. C'est sûr!

 

cool-ad-2.jpg

 

J'ai hâte de commencer! Mais c'est vrai que j'ai un peu peur. De recommencer. De repartir de zéro. Avec des gens que je ne connais pas, avec certaines tâches que je ne connais pas. Mais c'est excitant Et un peu terrifiant, aussi.

Mais ça fait toujours ça quand on commence un nouveau boulot, non? Surtout après tant de temps d'inactivité. Toujours cette excitation doublée d'une certaine appréhension.
Je suis normale, pas vrai? 


Aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie. Si, si! 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 13:33

Le charmant coloc de "Bref." revient sur scène pour 20 dates au Bataclan.
Et on a vu la première de ses dernières.
Et même que c'était trop bien! (oui aller, parlons comme des adolescentes!)

 

Baptiste.jpg

 

Et qui est-ce qu'on a eu le plaisir de voir en première partie? Hein?!
Je vous le donne en mille: Kheiron himself.
C'est toujours agréable de le voir sur scène, même si on commence à connaître ses vannes par coeur (c'est qu'on a vu plusieurs fois son spectacle à l'Européen - Allez-y! Et qu'on l'a aussi vu plusieurs fois au Comedy Strip du Théâtre de Dix Heures - Allez-y!)
De quoi bien chauffer la salle avant l'arrivée en scène du tant attendu Baptiste. (Surtout par ma pote: Baptiste c'est un peu son équivalent de Tsamère pour moi, vous voyez!

 

Pour être honnête, j'avais quelques appréhensions avant le spectacle. J'avais vu quelques vidéos sur internet, et je n'avais pas tout aimé. Je trouvais que sa voix n'était pas toujours placée, et que les vannes n'étaient pas toujours très bien vendues.
Et très franchement: je me trompais.

Sûr qu'il a pris de l'expérience, et avec elle sans doute de l'assurance. Mais il maîtrise son truc, y'a pas à dire!

 

Et l'écriture est assez maligne!
On a l'impression qu'il part en vrille en permanence, qu'il délire complètement et nous emmène avec lui.
Jusqu'à un moment magique où tout se rejoint et où tu comprends que tout ça était bel et bien écrit, et bien mené.

(Mais j'ai décidé d'en dire très peu. Vous n'avez qu'à aller le voir pour savoir de quoi je parle. Non mais!)

 

C'est complètement fou, ça part un peu dans tous les sens, c'est assez absurde. Et moi j'adore! (Comment ça, vous commencez à comprendre que j'aime l'absurde?!)

Seul petit bémol, peut-être: sa tendance à réclamer des applaudissements et à commenter les réactions du public. C'est pas hyper gênant en soi, mais ça casse un peu l'ambiance. On a par moments l'impression que du coup lui n'est là que pour ça, qu'il nous juge en tant que spectateur et que personne ne s'éclate complètement...


Alors que moi, je me marrais comme une baleine.
Voilà, c'est dit.


Est-ce qu'on n'était pas un bon public? Est-ce que c'était son euphorie de revenir au Bataclan et de débuter cette série de 20 dates? Est-ce qu'il le fait chaque soir? Allez savoir!
Il a par ailleurs plutôt l'air de bien s'amuser sur scène.

 

En tous cas, ça ne m'a pas empêchée de rire de bon coeur, et de vraiment apprécier ce spectacle loufoque et plein d'énergie. Il nous fait autant rire en pointant du doigt nos petits travers du quotidien qu'en partant dans des délires aux airs d'impro et qui nous emmènent très loin!
C'est aussi un spectacle physique et visuel, car au delà du texte, Baptiste s'éclate à utiliser le mime. Et il le fait bien! 


Un vrai bon moment de rires et de plaisir.
Et puis, avouons-le, le charme et le potentiel sympathie du jeune homme aident aussi! ;-) 

 

 

 

Baptiste Lecaplain se tape l'affiche, Le Bataclan, jusqu'au 3 mars.
Places billetreduc (c'est moins cher, c'est bien!) par ici

 

Kheiron, Libre Education, L'Européen, jusqu'au 23 mars.
Places billetreduc (c'est moins cher, c'est bien!) par ici

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:30

J'aime beaucoup le théâtre de Samuel Beckett. C'est sombre et drôle à la fois. C'est le non sens de l'existence et des relations humaines. C'est la beauté du langage, et sa force. C'est l'absurde qui émeut et qui touche. Qui fait rire, aussi.

"Rien n'est plus drôle que le malheur"

 

La semaine dernière, je suis allée voir En attendant Godot au Théâtre de l'Athénée.
Qui programme aussi Fin de partie.
Qui passe en même temps au Théâtre de l'Odéon. 

 

godot-Levy-3.jpg

"Est-ce que j'ai dormi pendant que les autres souffraient?"

 

Les deux pièces à l'Athénée sont toutes deux mises en scène par Bernard Levy.

J'avais vu sa Fin de partie en 2006. Alors j'étais assez curieuse de voir son Godot.
Sans être déçue, je n'ai pas été surprise, parce qu'on y retrouve globalement la même scénographie. Une mise en scène assez bonne, fidèle au texte (bien compliqué de s'éloigner du texte de Beckett, en même temps. Tellement de didascalies qu'il laisse assez peu de place à l'interprétation personnelle...)
On y voit le même enjeu de créer un espace différent de ce qu'on imagine habituellement, le même enjeu de respecter et de s'éloigner à la fois de toutes ces didascalies.
J'avais à l'époque réalisé mon dossier d'analyse de spectacle (pour la fac), sur cette mise en scène de Fin de partie. Je pourrais donc vous en parler assez longuement. Mais je ne le ferai pas!
D'autant que c'est une pièce que j'adore!! Je trouve dingue que cet Irlandais en soit venu à tellement maîtriser notre langue qu'il a pu écrire un texte de cette qualité (et tout en subtilité et jeux de mots!)


Ce En attendant Godot s'inscrit clairement dans la même lignée. Et c'est tout à fait voulu. D'autant plus qu'il la crée dans le même théâtre. Une vraie série Beckett/Levy à l'Athénée, on pourrait dire.
Sa note d'intention sur Fin de Partie était très intéressante et expliquait bien les enjeux qu'il avait voulu dégager et sur lesquels il avait voulu travailler dans sa mise en scène. Pour Godot, je n'ai pas vu de note d'intention, mais ayant vu la première, j'ai vite compris que c'était à peu près la même chose: dès l'apparition de la couverture du livre et de la première page de didascalies sur un écran transparent à l'avant-scène. Le travail se fait sur la marge tellement mince entre les indications scéniques de Beckett et la possiblité à l'esprit créatif d'un metteur en scène de s'exprimer.

On retrouve le même type de délimitation de l'espace par la lumière, le même espace enfermant, d'un gris plus ou moins clair, sans perspective d'ailleurs. Cet ailleurs dont on parle, mais où on ne va jamais.

On y retrouve aussi le même duo de comédiens!

Et le même plaisir à entendre du Beckett et à voir évoluer ses personnages.
Ses personnages tellement absurdes et à la fois tellement réels. Tellement désabusés et à la fois encore pleins d'espoir. De libération de l'attente.

Car c'est bien ce qu'on veut dans les deux pièces, que cette attente cesse: dans l'une on espère l'arrivée de Godot qui nous offrirait une vie (une mort?) meilleure, dans l'autre, on attend simplement la fin, de tout.

 

godot-Levy.jpg

 

La mise en scène de Fin de partie d'Alain Françon à l'Odéon m'a un peu déçue. J'en ai entendu beaucoup de bien. Probablement parce que quand on est programmé à l'Odéon, les gens ont le sentiment qu'on est forcément génial. (Oui, déception de la programmation de ces théâtres nationaux que je découvre. Après un très moyen Roméo & Juliette - pièce que j'aime, comme vous vous en doutez sans doute - à Chaillot, ce Fin de partie sans charme particulier)


La note d'intention du metteur en scène s'étale sur 4 pages... Et il n'en ressort pas grand chose. J'ai plutôt eu l'impression de lire une dissertation. Un sujet type "Fin de partie, mais fin de quelle partie?", au bac de français sur le théâtre de l'absurde. Ou une explication de texte, à grand renfort de citations diverses, de Beckett lui-même, de metteurs en scène, de théoriciens... Oui, mais rien sur sa volonté de mise en scène (sinon qu'il s'est intéressé aux dernières notes du grand Sam!) Finalement, on ne sait pas réellement ce qu'il en a ressorti et ce qu'il veut qu'on en perçoive.
(Oui, bah peut-être déformation "professionnelle", mais pour moi, une note d'intention doit bien exprimer ça! Si j'ai soulé mes auteurs pendant des mois, c'est pas pour rien! ;-))

 

Et pour cause: la mise en scène est plutôt sympa, mais rien n'en ressort particulièrement.
L'espace scénique est assez basique. C'est bien ce qu'implique le texte. Mais précisément: la scène nous présente l'espace que l'on s'imagine à la lecture de la pièce. Pas d'originalité, pas de réel détachement (au texte, à l'image qu'on en a, aux didascalies)... Alors en soi, ce n'est pas dramatique, non, mais c'est un peu dommage, je trouve. De seulement donner vie à une pièce, sans chercher particulièrement à y insuffler un brin de "jamais vu" (bon, du "jamais vu" sur du Beckett, ça reste difficile, je vous l'accorde...
Restent tout de même ces lignes d'écriture crayonnées au sol et sur le mur de fond de scène. Des lignes qui posent sans doute la question du langage, de la subtilité et de la force des mots, tout ce qui reste à ces personnages enfermés dans leur bunker sans vie, dans un monde sans vie (vie qu'ils s'appliquent de toute manière à éradiquer)

Les jeux de lumières, quant à eux, sont assez subtiles et apportent des variations dans cet espace imposant et de fait écrasant. D'une certaine manière, je les trouve assez faciles (Diantre, que je suis vache, aujourd'hui!). Car oui, je trouve un peu facile d'inonder le plateau d'une lumière crue (et qui fait mal aux yeux, mais ça c'est mon problème!) quand Hamm dit vouloir toucher un rayon de soleil, ou de resserrer l'éclairage sur ce même Hamm quand il est seul et part dans ses réflexions profondes... Mais à la fois, ça fait sens, ça renforce le texte, et ça marche!

 

fin-de-partie-francon-3.jpg

"Ah! On dit coite? On ne dit pas coïte?
-Mais voyons! Si elle se tenait coïte nous serions baisés." 


Il me semble en fait que cette mise en scène ne dégage rien de bien particulier, et n'a donc rien d'original ou de génial.
Mais reste en tout cas de génial le texte! 

Tout le monde s'extasie sur le jeu des comédiens. Bien sûr, c'est une pièce difficile à jouer (notamment Hamm, qui ne quitte pas le plateau une seconde - et pour cause!), mais personnellement, j'ai trouvé que parfois ce n'était pas très juste. Et j'ai trouvé Hamm par moment bien trop mélodramatique.
Où est-ce justement une façon de montrer le besoin de se mettre en scène, tout comme son besoin de public quand il raconte son histoire (l'histoire de Clov?).
Globalement, il est vrai que les comédiens relèvent bien le défi de cette pièce difficile, forte et belle. Avec des personnages forts dans leur fragilité (aveugle paralysé, boiteux incapable de s'asseoir, vieillards cul-de-jatte). Une véritable performance de comédien, que de tenir la longueur sur cette pièce, où les corps et les esprits sont sans cesse solicités.
Mais quand même non, vous ne me ferez pas dire que le jeu était génial (et à entendre certains commentaires à la sortie, je ne suis pas la seule...)

 

Ayant lu des critiques dithyrambiques, plusieurs possibilités: soit je suis vraiment mauvais public (ou trop exigente sur ce texte), soit je suis tombée sur un mauvais jour, soit quelque chose m'échappe décidément... Soit je suis simplement en désaccord avec le reste du monde! 

 

Versus-Fin-de-partie.jpg

Fin de partie. Bernard Levy (en haut) vs Alain Françon.

 

Ne vous méprenez pas: j'ai l'air de descendre en flèche cette mise en scène d'Alain Françon. Je ne l'ai pas détestée, hein! Je l'ai juste visiblement moins aimée que le reste du monde. Ca reste une mise en scène de Beckett tout à fait respectable et réussie. A mes yeux, elle manque seulement d'une touche d'originalité qui ferait la différence...
J'aurais tendance à préférer la mise en scène de Levy. Mais pour être tout à fait honnête, je ne me base que sur mes souvenirs. Et ce n'est donc pas forcément très juste et très objectif.

 

Le mieux, pour vous faire une idée, c'est d'aller voir par vous même! (et n'hésitez pas à me dire que je n'ai rien compris!)

 

Fin de partie, Bernard Levy, Théâtre de l'Athénée: jusqu'au 16 février.

Fin de partie, Alain Françon, Théâtre de l'Odéon: jusqu'au 10 février.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 10:53

L'année 2012, ça a été: (entre autres choses)

 

Beaucoup d'espoirs. Parfois déçus.

Beaucoup de rires. Des larmes, aussi.

Beaucoup de fauteuils de théâtre.

Pas mal de rêve. 

La jolie découverte du festival d'Avignon.

Toujours la recherche d'un job bien. 

Quelques tournages pour le plaisir.

Des vacances au soleil, à la mer, et à Brest.

Le développement de notre projet Burkina Faso. (toujours en cours, hein!)

Beaucoup de danse. Beaucoup d'Opéra. Un peu de théâtre.

Un peu trop d'alcool et de cigarettes.

Des kilos en trop qui se sont installés confortablement.

Des retrouvailles, parfois. Des retrouvailles avortées, d'autres fois.

Un défilé de mode: mon premier, probablement mon dernier. (en tant que spectatrice, hein, pour ceux qui douteraient!)

Quelques brocantes.

Des envies d'ailleurs. Mais finalement, je suis toujours là!

Le job de mes rêves devant les yeux, et le voir s'éloigner.

Toujours pas de permis de conduire.

Pas mal de films. Pas toujours très bons.

Des dîners avec mes copines!

Du (nouveau) cirque, et les sensations fortes qui vont avec.

Des soirées sympa avec les copains.

Des sorties originales avec ces mêmes copains.

Beaucoup de copains, d'amour et d'amitié. (enfin amour... bon!)

 

Et mon petit coeur qui a battu très fort de nombreuses fois, d'émotion, de peur, d'amour, d'espoir et d'enthousiasme.

 

 

Sûr que 2013 sera aussi forte en émotions! (et si elle pouvait l'être plus en boulot et en amoureux...!)

Bonne année 2013 à mes quelques lecteurs!

 

Cliche-2013-01-03-11-21-46.jpg

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